Comprendre le mouvement pour mieux comprendre la personne
Mon parcours professionnel s’est construit autour d’un intérêt constant pour le mouvement humain, la posture et les mécanismes qui permettent au corps de s’adapter à son environnement.
Aujourd’hui ostéopathe et posturologue, mon approche clinique est nourrie par un parcours initial en podologie, une formation en ostéopathie et en posturologie, puis par un grand intérêt pour les avancées scientifiques en neurosciences et en biomécanique.

Ces expériences se complètent et constituent le socle de ma pratique actuelle.
Un parcours construit autour du mouvement
Podologie
Mon parcours débute par la podologie en 2006.
Le pied constitue un point d’observation privilégié pour comprendre les relations entre les appuis, le mouvement et l’organisation globale de la posture.
Cette première expérience clinique m’a progressivement conduit à m’intéresser aux interactions entre le pied, le contrôle postural posture et le mouvement.
Posturologie
En 2013, j’obtiens un DIU de posturologie clinique.
La posturologie m’a permis d’élargir cette réflexion en considérant la posture non pas comme un simple alignement des segments corporels, mais comme le résultat d’une organisation sensorimotrice.
La question devient alors :
comment le système nerveux utilise-t-il les différentes informations sensorielles pour organiser et contrôler la posture et le mouvement ?
Ostéopathie
Je pratique l’ostéopathie à Paris depuis 2013.
L’ostéopathie apporte une approche clinique globale du patient et permet d’intégrer l’observation du mouvement, l’examen des différentes structures corporelles et l’histoire de la personne dans une même démarche.
Neurosciences & biomécanique
Mon besoin de compréhension m’a ensuite conduit vers la lecture et la rédaction d’articles scientifiques.
La recherche m’a permis d’approfondir les mécanismes impliqués dans le contrôle postural, la coordination du mouvement et les stratégies d’adaptation du système sensorimoteur.

Cette expérience influence directement ma manière de lire et d’interpréter les situations cliniques.
Une double culture : clinique et scientifique
Je considère ces deux dimensions comme complémentaires.
La science permet de mieux comprendre les mécanismes.
La clinique permet de comprendre leur expression chez chaque personne.
L’une ne remplace pas l’autre.
Mon objectif est de faire dialoguer les connaissances scientifiques avec l’observation clinique afin de construire une prise en charge cohérente, individualisée et compréhensible.
La posture n’est pas un modèle à corriger
Nous avons souvent tendance à considérer la posture comme une position idéale qu’il faudrait atteindre.
Pourtant, le corps humain est un système dynamique.
Il bouge, anticipe, compense, apprend et s’adapte en permanence.
Une posture observée à un instant donné ne représente donc qu’une partie de cette organisation.
C’est pourquoi je m’intéresse moins à la recherche d’une « bonne posture » qu’à la compréhension des mécanismes qui permettent à une personne de contrôler son équilibre et son mouvement.
Le système sensorimoteur au cœur de mon approche
La posture et le mouvement résultent de l’intégration permanente de nombreuses informations :
- informations visuelles ;
- informations vestibulaires ;
- informations proprioceptives ;
- informations cutanées ;
- informations provenant des appuis plantaires ;
- informations articulaires et musculaires…
Le système nerveux intègre ces informations pour construire une représentation du corps et organiser les réponses motrices adaptées à la situation.
C’est cette interaction entre sensations, perception et mouvement qui constitue le cœur de mon approche.
Une attention particulière portée à l’enfant et à la périnatalité
Mon activité clinique s’est progressivement orientée vers la pédiatrie et la périnatalité.
Chez le nourrisson et l’enfant, le système sensorimoteur est en pleine construction.
Le développement moteur, les expériences sensorielles, les interactions avec l’environnement et les transformations corporelles participent progressivement à la construction de l’organisation posturale.
La grossesse et la période périnatale constituent également des périodes de transformations majeures.
Ces situations nécessitent une approche adaptée à l’âge, au développement et au contexte de chaque patient.
Transmettre et partager
Depuis 2010, je participe également à la formation des professionnels de santé dans le domaine de la posturologie et de la pédiatrie.

L’enseignement constitue pour moi un prolongement naturel de la pratique clinique et de la recherche.
Transmettre ne consiste pas uniquement à transmettre des techniques.

Il s’agit surtout de donner des outils permettant de raisonner, observer, questionner et comprendre.
Une pratique en évolution permanente
La connaissance du corps humain évolue.
Les modèles scientifiques évoluent.
Les pratiques cliniques doivent pouvoir évoluer avec eux.
Je considère donc la formation continue, la lecture scientifique et la confrontation des connaissances comme des éléments essentiels de ma pratique.
Mon objectif reste le même :
mieux comprendre les mécanismes du mouvement pour proposer une clinique toujours plus cohérente, précise et individualisée.