L’approche

Comprendre la posture pour comprendre le mouvement

La posture est souvent réduite à la manière dont nous nous tenons.

Pourtant, notre posture est bien plus qu’un simple alignement du corps.

Elle résulte d’une organisation dynamique qui permet à notre organisme de maintenir son équilibre, de préparer le mouvement et de s’adapter en permanence aux contraintes de son environnement.

La posture est une activité du système nerveux.

C’est cette organisation, à la croisée de la perception, du mouvement et de l’environnement, qui est au cœur de mon approche.


La posture comme expression de soi

Nous n’avons pas tous la même manière de nous tenir, de marcher ou de bouger.

Notre organisation posturale se construit progressivement à partir de notre développement, de nos expériences, de nos apprentissages et des informations que notre organisme reçoit en permanence.

La posture est donc individuelle.

Elle est le résultat d’un équilibre entre nos sensations, ce que nous percevons, ce que nous faisons et les contraintes auxquelles nous devons nous adapter.

Il n’existe pas une posture idéale universelle.

L’objectif d’un examen postural n’est donc pas de comparer une personne à un modèle théorique, mais de comprendre comment son système sensorimoteur s’organise.


Le système sensorimoteur au cœur de la posture

Pour contrôler notre équilibre et nos mouvements, notre cerveau reçoit en permanence des informations provenant de nombreuses sources.

La vision nous renseigne sur notre environnement.

Le système vestibulaire participe à la perception des mouvements de la tête et de notre orientation dans l’espace.

Les informations proprioceptives renseignent le système nerveux sur la position et le mouvement des différents segments du corps.

Les informations cutanées et plantaires apportent également des éléments essentiels sur nos contacts avec notre environnement et sont garants de notre stabilité.

Toutes ces informations sont intégrées par le système nerveux afin de construire une représentation du corps et de produire les réponses motrices les plus adaptées à la situation.

Percevoir → intégrer → agir → s’adapter.

La posture est ainsi le résultat visible d’une organisation sensorimotrice beaucoup plus complexe.


Une organisation en permanence adaptée

Notre système postural ne fonctionne jamais de manière figée.

Il s’adapte lorsque nous marchons, lorsque nous courons, lorsque nous changeons de surface, lorsque nous tournons la tête, lorsque nous portons une charge ou simplement lorsque notre environnement change.

Il s’adapte également au cours de la vie.

La croissance, la grossesse, le vieillissement, une blessure, une modification sensorielle ou un changement important dans notre environnement peuvent modifier temporairement ou durablement notre manière de nous organiser.

Une adaptation n’est donc pas nécessairement un problème.

Elle peut être une réponse normale et pertinente à une situation donnée.

La question clinique consiste alors à comprendre si cette stratégie reste adaptée aux contraintes auxquelles la personne est confrontée.


Observer avant d’intervenir

Chaque consultation commence par une observation clinique.

Je m’intéresse à la manière dont la personne se tient, mais également à la manière dont elle bouge, marche, respire, utilise ses appuis et réagit aux différentes sollicitations.

L’examen permet ensuite d’explorer différents éléments du système sensorimoteur et leurs interactions.

Il ne s’agit pas d’accumuler des tests, mais de rechercher des informations qui permettent de construire un raisonnement clinique cohérent.

Observer.
Questionner.
Tester.
Mettre en relation.
Comprendre.

Cette démarche permet d’adapter l’examen et la prise en charge à chaque personne.


Une approche globale, sans perdre la précision clinique

Considérer le corps dans sa globalité ne signifie pas que tout est nécessairement lié à tout.

Une approche globale doit au contraire permettre de distinguer ce qui est pertinent de ce qui ne l’est pas.

Une douleur, une asymétrie ou une difficulté de mouvement doit être replacée dans son contexte :

  • l’histoire de la personne ;
  • son âge et son développement ;
  • ses habitudes de vie ;
  • ses activités ;
  • ses contraintes physiques ;
  • son environnement ;
  • son organisation sensorimotrice ;
  • les capacités d’adaptation de son organisme.

Cette lecture permet d’éviter de réduire une situation complexe à une seule structure ou à une seule cause.


Il n’existe pas une technique pour tout le monde

L’objectif d’une consultation n’est pas d’appliquer systématiquement une méthode ou une succession de techniques.

La technique vient après le raisonnement.

Les informations recueillies lors de l’entretien et de l’examen permettent de déterminer les éléments qui semblent pertinents dans la situation rencontrée.

La prise en charge peut alors faire appel, selon les besoins, à différentes modalités thérapeutiques ou éducatives.

L’objectif reste toujours le même :

accompagner le système dans sa capacité à retrouver ou développer une organisation fonctionnelle adaptée.


Une approche fondée sur la clinique et les connaissances scientifiques

Ma pratique s’appuie sur une double expérience : clinique et scientifique.

Mon parcours en podologie, en ostéopathie et en posturologie m’a conduit à développer une pratique centrée sur l’observation du corps et du mouvement.

Mon intérêt pour les neurosciences et la biomécanique m’a parallèlement permis d’approfondir les mécanismes impliqués dans le contrôle postural et moteur.

Ces deux dimensions sont complémentaires.

La science permet de mieux comprendre les mécanismes.

La clinique permet d’en observer l’expression chez chaque personne.

L’enjeu est de faire dialoguer les connaissances scientifiques avec la réalité clinique, tout en conservant une démarche rigoureuse et individualisée.


Chez l’enfant : accompagner un système en construction

Chez le nourrisson et l’enfant, cette approche prend une dimension particulière.

Le système sensorimoteur est en développement permanent.

Les expériences motrices, les interactions avec l’environnement et la maturation des différents systèmes sensoriels participent progressivement à la construction des capacités posturales et motrices.

Il est donc essentiel de tenir compte de l’âge, du développement et de la variabilité individuelle.

Un enfant n’est pas un adulte en miniature.

L’examen et l’accompagnement doivent respecter son rythme de développement et s’inscrire dans une vision dynamique de sa croissance.


Comprendre plutôt que corriger

La posture est parfois présentée comme quelque chose qu’il faudrait « remettre en place ».

Je préfère une autre perspective.

Avant de chercher à modifier une organisation, il faut comprendre pourquoi elle existe.

Une asymétrie, une compensation ou une stratégie posturale peut avoir une fonction.

Elle peut représenter une adaptation pertinente à une contrainte particulière.

Le rôle du praticien est donc d’identifier cette organisation, d’en comprendre les déterminants et d’évaluer ses conséquences avant d’envisager une intervention.


Une approche en évolution permanente

La connaissance du mouvement humain évolue continuellement.

Les neurosciences, la biomécanique, les sciences du mouvement et la recherche clinique permettent progressivement de mieux comprendre les mécanismes du contrôle postural et moteur.

Ma pratique évolue avec ces connaissances.

Je considère ainsi la formation continue, la lecture scientifique et la confrontation des modèles comme des éléments essentiels d’une pratique clinique responsable.

Comprendre davantage pour mieux accompagner.


Une question, une consultation ?

Si vous souhaitez comprendre une douleur, une difficulté de mouvement, une asymétrie ou une problématique posturale, une première consultation permet de réaliser un bilan clinique individualisé et de déterminer si une prise en charge est pertinente.

→ Prendre rendez-vous

→ Découvrir les expertises du cabinet

S’agit-il de votre nouveau site ? Connectez-vous pour activer les fonctionnalités d’administration et ignorer ce message
Se connecter